#Centrafrique AFC: Les mesures sanitaires applicables aux frontières de Centrafrique

La covid-19 demeure une préoccupation  de santé publique à travers le monde, la République Centrafricaine à l’instar des autres pays continue de maintenir une surveillance transfrontalière de la covid-19.

Ces derniers temps dans les différents arrondissements de Bangui, des informations circulent affirmant la suspension du test PCR sur le territoire centrafricain . Selon le ministère de la santé publique et de la population, son impact sanitaire diminue grâce à la couverture vaccinale. C’est pourquoi le test PCR pour toute personne qui entend entreprendre un voyage par voie aérienne n’est pas obligatoire.

Pour plus d’ éléments, nous nous sommes rapprochés auprès du Docteur Herdeibona Luc  Salvador, Coordonnateur technique de covid-19 au sein du ministère de la santé publique et de la population.

A cet effet, les mesures en application selon le ministère au départ et à l’arrivée de l’aéroport Bangui M’poko se résume comme suit :

1.      Au départ :

  • Toute personne qui entend entreprendre un voyage par voie aérienne et qui dès sent malade ou a des signes évocateurs de la covid-19, ou d’une autre maladie infectieuse doit ajourner son voyage ;
  • Tous les passagers doivent se laver les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique avant de commencer leurs formalités, et observer la distanciation physique en respectant le marquage au sol ;
  •  Le port de masque est recommandé dans les prémisses de l’aérogare ;
  •  Le contrôle de la température corporelle et la recherche à l’interrogatoire de signes évocateurs de covid-19 seront effectués systématiquement sur tous les passagers.

2.     A l’arrivée:

  • Tous les passagers doivent se laver les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique avant de commencer leurs formalité ;
  • La présentation d’une preuve de vaccination complète contre la covid-19 suffit pour rentrer en Centrafrique ;
  • En absence de preuve de vaccination complète un test PCR de moins de 72 heures est exigé à l’arrivée ;
  • Tous les passagers doivent remplir la fiche individuelle de contrôle sanitaire ;
  • Le contrôle de la température corporelle et la recherche à l’interrogatoire de signes de covid-19 seront effectués systématiquement sur tous les passagers ;
  • Les voyageurs réalisent un test antigénique de la covid-19 à l’arrivée ;
  •  En cas de résultats, les voyageurs doivent se conformer aux directives nationales de la prise en charge de la covid-19.

Pour  Docteur Herdeibona Luc Salvador, “les mesures en application au départ et à l’arrivée de l’aéroport Bangui-M’poko reste pratiquement les mêmes, Toutefois, le test PCR pour les passagers n’est pas obligatoire sur le territoire centrafricain. Mais, selon les exigences des pays de destination, les passagers doivent au départ présenter le résultat d’un test PCR ou une preuve de vaccination “.

Il a précisé que « compte tenu de  la réduction des cas liés au covid-19, c’est pourquoi le test PCR n’est pas obligatoire. Par ailleurs, le vaccin contre covid-19 se trouve dans tous les centres de santé en Centrafrique, il est bien possible que les centrafricains puissent se vacciner ».

Bien évidemment, le test PCR n’est pas obligatoire pour les voyageurs mais sachez qu’il n’est pas encore suspendu. Il est plus que nécessaire de  respecter les gestes barrières  et de se faire vacciner. Car, le vaccin est le seul moyen pour réduire la propagation rapide du virus à travers le monde. Suivez les instructions données par les autorités sanitaires.

Par  Britney Ngalingbo /  AFC

Faux, les rebelles ne sont pas infiltrés Bangassou

Un post  Facebook du 20 septembre 2022 affirme que les rebelles auraient infiltré la ville de Bangassou, ville située à 728 km de Bangui dans la préfecture de Mbomou. Attention, c’est une fausse information.

Publié par Corbeau news, peut-on lire sur la légende du post : « Infiltration des rebelles dans la ville de Bangassou, inquiétude de la population ». Elle est disponible sur le  lien :

Vérification en bref :

  • Un post Facebook affirmant la présence des groupes armés dans la ville de Bangassou.
  •  Pour débusquer cette information puis démêler le vrai du faux, nous avons contacté par téléphone le 21 septembre 2022 les autorités locales qui ont débouté ces allégations.

Vérification en détail :

  • Pierrette  Bregueret, la préfète de Mbomou qui nie cette information en ces termes : « c’était des rêveries parce que, je suis au bureau, on a célébré la journée internationale de la paix ce matin avec la Minusca et présentement nous sommes en train de se préparer pour aller au stade pour le match de footBall, donc la ville est calme». A-t-elle confié à notre rédaction.
  • Pour Sani Dadjouma, le premier  vice-président de la ville de Bangassou réfute aussi ces allégations «  si c’était vrai comment pourrai-je décrocher mon  téléphone ? Je viens même de finir la marche pour la paix devant la préfecture et actuellement, je suis à la maison avec ma famille, l’information  est fausse » A t-il fait savoir.
  • ·   «  C’est du mensonge, aujourd’hui, nous avons célébré la journée internationale de la paix dans nos arrondissements et on a constaté aucune présence des rebelles dans la ville même aux alentours de Bangassou » a affirmé Djibrila, journaliste à la Radio Mbomou de Bangassou.

Cette publication intervient suite à la journée internationale  de la paix, organisée le 21 septembre 2022  par les autorités de cette ville, couplée par le tournage d’un film sur la cohésion sociale et le vivre ensemble, dans lequel, certains acteurs ont porté des tenues militaires, afin de décrire les bienfaits de la non-violence et le  vivre ensemble; organisée par (OAZ), une organisation non gouvernementale .

 En définitive,  après vérification faite par AFC, cette information affirmant qu’il  y’aurait l’infiltration des rebelles dans la ville de Bangassou, ville située à 728 km de la capitale dans la préfecture de Mbomou, est trompeuse.  

    Par Romaric Théophile GBOMANDJI / AFC

Des informations et des images vous paraissent douteuses ; contacter notre rédaction au 00236 74 02 15 70/ 75 81 61 38/ 75 38 11  73, ou écrivez-nous sur le mail facfcheckingefe@gmail.com           

Aucun décès à Bambari ni à kaga-Bandoro  suite à un appel mystique

Une rumeur circule de bouche à oreille ces derniers temps  dans la ville de Bangui et ses environs faisant  mention des numéros téléphoniques mystiques auraient causé des  morts à Bambari ainsi qu’à kaga-Bandoro  suite à un appel mystique. Ceci est une fausse information dont il faut se méfier.

Image d’illustration

Voici ce qu’affirme la rumeur : Salut une info pour toi et c’est sérieux.  Si le numéro +9606605692 t’appelle  je t’en prie au  nom de jésus ne décroche car c’est un numéro magique qui a tué déjà plus 14 personnes à kaga-Bandoro (337mm de Bangui) et Bambari (384km de Bangui la capitale) ». Une information montée de toutes pièces, et réfutée par les autorités de ces différentes localités susmentionnées. 

La vérification en bref :

  • Une rumeur circule de bouche à oreille atteste que des cas de décès sont signalés non seulement à Bambari mais aussi à Kaga-Bandoro.
  • Une information totalement fausse selon les autorités  de ces localités contactées par notre rédaction.

Vérification en détail :

  • Au contraire, après une vérification méticuleuse faite par la rédaction de vérification des faits de l’Association des Fact-checkers de Centrafrique, celles-ci sont erronées.
  •  Joint au téléphone par l’AFC, le préfet de la Ouaka Victor Bissekoin dément  « non, je ne suis pas au courant de cette information d’ailleurs ce n’est pas vrai, sinon j’allais être informé au préalable ».
  •  Maxime Yoro et, habitant de Bambari refuse  cette rumeur «c’est faux, aucun cas de décès lié à un appel téléphonique mystique».
  • Charles Metcheba, habitant  de Kaga-Bandoro, contacté par la rédaction de l’AFC, explique qu’« il  n’y a pas de tels cas recensés dans notre  ville et même nos environs, c’est la première d’entendre cela ».

Depuis plusieurs semaines, ces rumeurs retentissent dans la ville de Bambari et de Kaga Bandoro  affirmant quelques cas présumées de disparitions et de décès dû à un appel mystique dans ces localités de la RCA. Cependant, elles ne sont basées pas sur des faits. Cependant, après vérification faite par l’AFC, elles sont fausses.

Par Princia Florence Yalla  /AFC

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Faux, La patate douce ne provoque  ni hernie ni infertilité

Une  rumeur circule ces derniers temps dans la ville de Bangui et ses environs  faisant croire que  la patate douce aurait causé la hernie et l’infertilité chez les hommes  dans  le pays. C’est une fausse information étant donné qu’aucune étude scientifique ne l’a démontrée.

Circulée de bouche à oreille, cette information est devenue virale dans les différents arrondissements de Bangui. Voici ce qu’affirme l’intox : « la patate douce provoque la hernie ainsi que l’infertilité chez les hommes »

La vérification en bref :

·   La patate douce, malgré sa saveur, est considérée par certaines personnes comme un vecteur de faiblesse sexuelle et de hernie chez l’homme.

·     Aucune étude scientifique n’atteste  que la patate douce  serait à la cause de la hernie et l’infertilité chez les hommes, selon les spécialistes.

Vérification en détail :

·   Une rumeur circule de bouche à oreille, des idées reçues indiquent que la patate doute aurait provoqué la hernie et l’infertilité chez l’homme.

·   Alors que ces rumeurs  sont sans fondement scientifique selon les spécialistes nutritionnistes, après vérification faite par la rédaction de l’Association des Fact-checkers de Centrafrique.

·   Interviewé par l’AFC, Docteur Nebanga valentin médecin au sein  de service de la promotion de la santé  au ministère de la santé et de la population dément « c’est du nouveau, nous n’avons jamais eu cette information. Nous  savons tous que la patate douce est un tubercule que les gens consomment depuis et  qui a de la vitamine A, sa consommation permet d’entretenir les yeux. Ce n’est pas vrai ».

·   Dans la même lignée, Augustin Dibert, conseiller en promotion de la santé  à l’OMS  Centrafrique explique « les causes d’infertilités ou de la hernie, la patate douce n’y figure nulle  part. La patate douce fait partie des aliments de base pour notre pays et pour beaucoup de sociétés d’ailleurs. Je suis un consommateur de la  patate douce même mes  enfants »   

·   La consommation de la patate douce, aliment riche en antioxydant purifie le sperme, et aide les hommes à procréer».  Selon une étude de l’université de western Australia.  

·   Cette information a été traitée par nos confrères de CHECK INFO du Bénin en se rapprochant de Charbel Didavi, nutritionniste, infirme : « Ce sont des idées reçues il n’y a aucune  relation entre la consommation de la patate douce, l’infertilité et  l’homme. Il n’y a aucune donnée probante qui nous permet d’affirmer que la consommation de la patate  douce est source d’infertilité et de hernie chez l’homme».

La consommation de la patate douce provoque pas l’infertilité ni la hernie chez les hommes. Cependant, en consommer  fréquemment donne une bonne mine, un des atouts nutritionnels de la patate douce est l’apport en bêta-carotène (précurseur de la vitamine A) pour une bonne prévention de certains cancers, une meilleure protection contre les infections, une bonne vision nocturne et pour ralentir le déclin cognitif. Elle contient aussi de la vitamine C dans la chair, B6 dans la peau, des minéraux et des oligo-éléments.

 Après vérification, l’information selon laquelle la patate douce provoque la hernie ainsi que l’infertilité chez les hommes est trompeuse.

 Par  Britney Ngalingbo AFC

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Faux, l’ambassade de France en Centrafrique n’est pas fermée.

Un post Facebook affirmant la fermeture officielle de l’ambassade de France à Bangui est faux. Il s’agit d’une campagne de dénigrement visant à manipuler l’opinion publique sur la relation bilatérale entre la France et la République Centrafricaine.

L’infox a été largement Partagé dans le fil WhatsApp par un certain DAMZO, puis relayé dans les différents groupes WhatsApp le 10 mai 2022. Cette infox est devenue virale de bouche à l’oreille.

Voici ce  qu’affirme l’infox : « Le consulat de France en Centrafrique (Bangui)  sera fermé cette semaine et maintenant pour obtenir un visa, les centrafricains doivent aller s’adresser au consulat de Yaoundé au Cameroun »

Selon l’auteur cette affirmation, la France aurait ordonné la fermeture de son  consulat  et pour obtenir le visa, les centrafricains doivent se rendre auprès du consulat de du Cameroun.

Une fermeture de l’ambassade de  la France en Centrafrique ? 

Vu  la rivalité de cette information, notre équipe a jugé mieux de la traiter afin de mettre un terme à sa propagation.

Pour vérifier cette information, nous sommes rendus le 10 mai 2022 à  8h 30mn à l’embrassade afin de démêler le faux du vrai.

D’après notre observation,  le consulat est bien et bel ouvert et que les gens rentrent et sortent pour obtenir  leurs visas. 

L’ambassade  n’est pas fermée et n’a pas l’intention de l’être selon  Julien  Musseau, chargé de communication à l’ambassade  de France à Bangui.

« C’est une fausse information visant à manipuler les gens, la France n’a aucune ’intention de fermer son ambassade en Centrafrique. Dont il faut méfier » a fait savoir Julien Musseau

 « Le service de la délivrance des visas est opérationnel, je suis venu déposer ma demande en vue d’obtenir le  visa, cela signifie que  le consulat est bien ouvert. Ce sont des rumeurs non fondées » a fait savoir Bernice Rose de Lima Kondonga-Ndoyé au niveau du service de la délivrance des visas

La France et la République centrafricaine ont eu maille à partir d’un point de vue diplomatique, avec Paris accusant Bangui d’être un complice d’une campagne antifrançaise guidée par la Russie. Par ailleurs, cette information intervient suite aux tensions entre les deux capitales Paris et Bangui qui se sont dégradées ces derniers temps.

HORS CONTEXTE : Méfiez-vous de la rumeur selon laquelle un sucre nocif circule sur le marché en Centrafrique.

Ces derniers temps des rumeurs circulent dans les différents fils WhatsApp affirmant qu’un sucre mortel serait en circulation sur le marché en Centrafrique. Cette information est accompagnée d’une image d’un enfant avec des brûlures sur les lèvres.


D’après les auteurs de cette information : cette alerte proviendrait du ministère de la santé et serait passée sur Rfi. Alors qu’il s’agit bel et bien d’une fausse rumeur, ayant déjà publiée dans le passé, accompagnée d’une image hors contexte déjà traitée par nos confrères de Observateurs France 24, une photo sortie de son contexte a été publiée le 14 septembre 2018.

Relayée le 13 avril 2022 dans le groupe Whatsapp des chantres centrafricains, cette rumeur est devenue virale de bouche à oreille dans les différents arrondissements de Bangui. Alors que cette information erronée date d’une longue période (2018) sur Twitter avec des versions différentes.

Cette information est parvenue à notre rédaction par le biais d’un fil Whatsapp des chantres de Centrafrique.

Dans le cadre de notre vérification, notre rédaction a contacté Interrogé le 19 avril 2022 Docteur Luc Salva Heredeibona, épidémiologiste, Directeur de l’organisation des soins et de la gestion de l’espace hospitalo-universitaire au sein du ministère de la santé publique et de la population, qui nie tous les effets que provoque le sucre par des boutons impressionnants.

‘’Il se pourrait qu’il s’agit d’une autre pathologie infectieuse, ou d’une brûlure par le soude par exemple, à ma connaissance cette image n’a pas rapport avec la réalité. Même s’il s’agissait d’un sucre empoisonné, l’impact nocif ne sera pas dermatologique.’’

D’une part, l’Organisation Mondiale de la Santé en Centrafrique à travers son conseiller en matière de santé Augustin Dibert, infirme n’avoir reçu aucune information à cette nouvelle pathologie: “Nous n’avons reçu aucune information, si c’en est le cas le ministère de la santé devrait alerter l’OMS pour prendre des mesures drastiques. D’autre part, ces institutions sanitaires devraient interpeller les grossistes et commerçants de ce sucre frelaté qui serait en circulation afin de les détruire et limiter toutes les conséquences dommageables.”

Par ailleurs, Nous nous sommes aussi rapprochés du service d’urgences médicales à l’Hôpital Communautaire et Universitaire de Bangui (CHUB) pour observer s’ils ont déjà reçu les cas pareils. D’après nos observations au niveau d’Urgence, aucun patient affecté par cette pathologie n’a été enregistré. Cependant, même la consommation excessive du sucre ne susciterait pas de tels effets, tout en affirmant que cette photo est sortie de son contexte.

Pourquoi l’image est sortie de son contexte ?

Le site des Observateurs France 24 avait retrouvé l’origine de l’image en contactant le site qui détient le copyright de l’image, dont elle a été retirée après. Lorsqu’on effectue une recherche sur le moteur de Yandex, les résultats assortis nous montrent que cette image a été publiée dans un article sur le site consultant 360 depuis avril 2015. Un site internet consacré aux professionnels de la santé.

L’article médical expliquait qu’une jeune fille de 6 ans était séropositive avec un nombre initial de lymphocytes CD4 de 189/µL, la fillette s’est par ailleurs présentée dans une clinique en Afrique du Sud avec des antécédents d’un an de papules verruqueuses sur les lèvres et la muqueuse buccale s’étendant à la peau environnante, compatibles avec une infection par le virus du papillome humain (VPH). Elle a été placée à l’époque sous traitement antirétroviral hautement actif.
Cette information provenant des complotistes, survient dans l’optique de provoquer un climat de panique au sein des consommateurs du sucre en vue de manipuler l’opinion publique vis-à-vis du pouvoir en place.

Conclusion

Si une nouvelle pathologie due à l’effet secondaire du sucre refait surface dans le monde, l’Organisation Mondiale de la Santé informera son site officiel les partenaires, ainsi que l’opinion internationale sur une éventuelle découverte du virus causant une pathologie de telle nature.
Cet avertissement alarmiste circule depuis 2013 dans plusieurs pays africains cela n’a pas été confirmé par les spécialistes en gynécologie et en infections donc cela reste une simple rumeur dont il faut se méfier.


Cet article est produit dans le cadre du programme « Désinfox-Afrique-RCA »

Par Britney Ngalingbo

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#Centrafrique(AFC) : Faux, les statistiques montrant les cas de covid-19   recensés au sein de  la  MINUSCA sont erronées

Les statistiques  liées au coronavirus  au sein  des Nations Unies en RCA du 29   mars  2022, contrairement à celles mentionnées dans cette publication, n’ont rien avoir des données fournies par la MINUSCA à l’AFC à travers les chiffres  de la covid-19 au sein de l’ensemble  du système des Nations Unies en RCA  en la date du 29/03/22. Par ailleurs, le ministère de la santé contacté dans la même lignée, affirme n’avoir pas accès aux données liées au covid-19 de la mission onusienne en Centrafrique pour certifier l’authenticité de cette information.

Cette information publiée le 29 mars 2022 a été vu et partagée  plus d’une dizaine de fois sur le réseau social Facebook  et la rédaction de vérification des faits de l’AFC  a pu démêler le faux du vrai. Elle a été postée par une page d’information centrafricaine 236 News le 29 mars 2022, affirme montrer  selon une légende  les statistiques liées au coronavirus au sein de la Minusca  sur FACEBOOK. Ces publications interviennent selon ces légendes lors d’une conférence de la MINUSCA, tenue le  29  mars  2022.

Peut-on lire selon les récits : « #ConfPress Les chiffres v de la Covi-d19 au sein de la MINUSCA  en date du 29 mars 2022 : cas acculés 1245, cas guéris 1223, cas actifs 4, décès 9 ». Attention méfiez-vous de ces chiffres, qui sont manipulés  et n’ont aucun rapport avec  des chiffres de covid-19  de la MINUSCA,  ni de l’ensemble du système des Nations Unies en Centrafrique.

La rédaction  de l’AFC  a analysé  le contenu de ces données  et confirme  que  dans ces publications ; aucun élément probant permet d’approuver l’authenticité de ces statistiques susmentionnées ci-haut. Notre rédaction  a pu consulter les vraies données statistiques du système des Nations Unies en Centrafrique, après avoir contacté  Guy  Karema,  responsable en charge des  cas recensés au sein de la MINUSCA qui nous a transféré via Whatsapp les vraies  données du 29 mars 2022, qui n’ont aucun rapport à celles postées  sur Facebook. 

Voici les chiffres de la Covid-19 au sein du système des Nations Unies en RCA, à la date du 29/03/2022 se présentaient comme suit : cas acculés 1473, cas guéris 1448, cas actifs 5, décès 11, selon la MINUSCA jointe par AFC.

Par ailleurs, le ministère de la santé et de la population  affirme n’avoir pas reçu les données du coronavirus  de la MINUSCA. 

Contactée par AFC, la coordination pour la lutte  contre la covid-19 en RCA confirme n’avoir pas une autorisation d’accès aux statistiques relatives à la pandémie de covid-19, ni n’en dispose des  données chiffrées du système des nations  unies en Centrafrique, ni de la MINUSCA. A-t-elle  fait savoir à notre rédaction.

Méfiez-vous des informations qui refont surface sur les réseaux sociaux en intermittence, car elles ne sont pas forcément fiables, ni vérifiables. Vérifions toute information  avant de relayer.

Michael NDMAOYEN / Britney NGALINGBO/Princia YALLA

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Centrafrique : Le Lieutenant Cyriaque Ngouka organise la 2ème édition du Festival des Enfants Vulnérables.


Le Responsable de la paillote du Camp des Sapeurs Pompiers de Bangui, le Lieutenant Cyriaque NGOUKA compte organisé le 17 Avril prochain, la 2ème édition du Festival des enfants vulnérables et des enfants orphelins au foyer dudit camp. Ceci dans l’objectif de permettre à ces enfants vulnérables de passer une bonne fête de Pâques à l’instar des autres enfants Centrafrique et du monde.

Passionné de la prise en charge des orphelins et enfants vulnérables qui fait partie du Plan de Relèvement et de la consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA), lié aussi au programme de la société du président de la République, Chef de l’état, le Lieutenant Cyriaque NGOUKA, responsable de la paillote du Camp des Sapeurs Pompiers de Bangui, à décidé de pérenniser ce geste de bonne foi en organisant ce festival qui est une deuxième édition en l’honneur de ces enfants.

A en croire le Lieutenant Cyr, l’organisation de ce festival destiné aux enfants vulnérables et aux enfants orphelins n’est qu’un geste humanitaire et nécessite l’apport des uns et des autres : » les partenaires et les personnes de bonne foi doivent mettre les mains à la poche pour la bonne réussite de cette festivité ». Il a aussi précisé : « Tout début n’est pas toujours facile, j’éprouve des difficultés à réaliser avec succès cette activité, c’est pourquoi, je sollicite une aide venant des personnes de bonne foi relative à l’organisation ».

A noter que la toute 1ere édition avait eu lieu le 24 Décembre dernier dans le cadre des festivités de Noël. La sélection de ces enfants était faite par l’ouverture d’une liste d’enregistrement au niveau de la paillote des Sapeurs Pompiers de Bangui suivi du retrait d’une étiquette de confirmation.

Marie-Paule Vopiadé

#Centrafrique(AFC) : Vrai, L’UPAPE de Bambari reconnait la contribution de 250 FCFA par élève pour payer les vacataires

Le président de l’Union Préfectorale de l’association des parents d’élèves (UPAPE), le Proviseur du Lycée mixte ont tous confirmé la véracité de cette information en vue d’éviter l’interruption séquentielle du cursus scolaire des élèves dans la ville de Bambari.

RNL/ Rolf Domia-Leu


Depuis quelques semaines dans la ville de Bambari, situé à plus de 385 km de Bangui (RCA), cette rumeur portant sur le versement des 250 FCFA par les élèves du lycée mixte de Bambari pour le payement des enseignants vacataires tend à devenir persistante. C’est pourquoi notre équipe de la Radio Lego ti La OUAKA à juger plausible de vérifier cette information.
Notre rédaction de vérification des faits s’est entretenu avec Clément Yamango, Président de l’Union Préfectorale de l’Association des Parents d’Elèves (UPAPE) qui confirme que :
‘’ L’UPAPE de suites d’une réunion a demandé aux élèves de contribuer ces 250 FCFA pour leurs permettre de payer ces enseignants volontaires, par ce que les professeurs titulaires que le gouvernement a envoyé à Bambari ne sont pas nombreux et de plus la vacation a été suspendue il y a de cela un an.’’ A-t-il fait savoir.
Quant au proviseur du lycée mixte de Bambari, Palcy Oscar Patchebale, il confirme aussi dans la même lignée : ‘’qu’il y a une année que le chef de l’État a suspendue la vacation en RCA, c’est pourquoi les titulaires envoyés dans la ville de Bambari ne sont qu’au nombre de 21.’’ Cependant, ils ne peuvent pas couvrir tous les établissements, c’est pourquoi les parents d’élèves ont sollicité aux volontaires de venir intervenir au lycée. Comme il n’y a pas de budget pour cela, les 250 FCFA permettent éventuellement de prendre en charge ces vacataires.’’
Notre rédaction de vérification par ailleurs s’est aussi rapprochée auprès de l’Association des Elevés du Lycée Mixte de Bambari. Selon Patrick Gbagouli, le vice-président de ladite association : ‘’certains élèves ont accepté de payer et certains ont refusé, mais après une réunion tenue avec les délègues des classes, tout le monde fini par accepter.’’
Certains élèves s’y opposent à ces recommandations consacrées aux frais de 250 FCFA
Tel est postulat de Médard Logode élève en classe de Terminale A4’, qui manifeste un refus : ‘’je refuse de payer par ce que le gouvernement a envoyé des professeurs titulaires mais ces derniers ont refusé de prendre service.’’
Rappelons que cette rumeur survient depuis quelques semaines après une réunion de l’Union Préfectorale des Association des Parents d’Elevés (UPAPE) le 10 Février 2022 au lycée mixte de Bambari décidant le versement des 250 FCFA par élève pour payer les enseignants vacataires , dans l’optique d’éviter l’interruption momentanée du cursus scolaire à Bambari.

Anatole Brice Endjipada/Idriss Abdelkrim/ Equipe Lego Ti La Ouaka

Centrafrique : Le dialogue dit « républicain » répond aux attentes du peuple et mettra-t-il un terme aux problèmes du pays ?


Au lendemain de son investiture à titre du second quinquennat, le Président centrafricain Faustin Archange Touadera, suite à la pression de l’opposition démocratique et la société civile, avait annoncé la tenue d’un dialogue politique dit « Républicain ». Qui, pour lui, mettre un terme aux problèmes politiques, sécuritaires et économiques auxquels fait face le pays depuis plusieurs années.
Chose promise, chose due. C’est ainsi que depuis le 21 mars 2022, une frange de la classe politique centrafricaine et la société civile sont entrées dans ce moment des pourparlers sans les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement CPC. .
« La guerre n’a jamais été mon option pour régler des différents », tel est le message du chef de l’Etat Faustin Archange Touadera qui appelle les forces vives de la nation à savoir : les organisations de la société civile et surtout l’Opposition Démocratique à participer au dialogue afin d’une part décrisper la tension politique et d’autre part chercher les voies et moyens pour mettre un terme aux crises militaro-politiques à répétition dans le pays.
Malheureusement, ce dialogue se déroule aussi sans les membres de la Coalition de l’Opposition Démocratique qui pensent que certains de leurs points de vue ne sont pas pris en compte par le comité de l’organisation de ce dialogue.
Cependant, certains cadres du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir que nous avons interrogés ont souligné de manière optimiste que : « les linges sales se lavent en famille et que les ancêtres faisaient toujours recours à l’arbre à palabre pour régler leurs problèmes dans la société. Ce qui explique la ferme volonté du chef de l’Etat Faustin Archange Touadera en organisant ce dialogue entre les filles et les fils du pays qui respectent les principes de la République ».
Présente lors de ces assises, Catherine Samba-Panza, ex-Présidente de Transition en République Centrafrique, s’aligne derrière cette position : « je suis toujours ouverte, disposée pour ce dialogue qui est la recherche du consensus pour aboutir à une paix durable dans l’intérêt de nos populations, de nos institutions et de notre pays », a-t-elle martelé.
A en croire Nguerengbo Nicolas Joseph, membre du Conseil National de la Jeunesse CNJCA, cette rencontre inter-centrafricains doit servir de leçon pour la jeune génération : « ce dialogue inspire beaucoup de chose à la jeunesse centrafricaine car c’est un moyen adéquat pour notre pays de sortir de cette crise dont la République Centrafricaine a trop souffert, si nos autorités mettent en pratique les recommandations assorties de ce dialogue.
Certains responsables des organisations de la société civile interrogés sur ce sujet pensent quant à eux que : « il est temps pour que chaque centrafricain prenne conscience et mette de côté ses divergences au profit de l’intérêt général pour le retour de la paix, gage du développement de la République Centrafricaine».
Et concernant la non représentation des membres de la Coalition des Patriotes pour le Changement CPC au dialogue Républicain, le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera a expliqué que : « les présidents des pays d’Afrique Centrales se sont rencontrés à Luanda et se sont entendus avec les responsables de ladite coalition.

Ces derniers ont signé un accord pour quitter le sol centrafricain pour un pays d’exil et leurs éléments seront pris en compte dans le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) c’est pour cela qu’ils n’ont pas pris part à ce dialogue »a-t-il éclairé ».
A noter que le dialogue Républicain qui avait débuté le lundi 21 Mars, prendra fin le 27 Mars prochain et que le souhait des centrafricains c’est l’application des engagements qui seront pris par les différentes parties à l’issue de ce dialogue qui sera important. Une chose remarquable durant ces assises est que cela a créé une agitation au sein de l’Opposition Démocratique qui a vu certains de ces membres comme Cyriaque Gonda, Aurélien Simplice Zingas et Jean Edouard Koyambounou démissionnés pour prendre part à ce dialogue.


Par Marie-Paule Dieudonnée Vopiade